DOC. 2 En premier lieu, on constate que la contribution des zones de subduction au volume total de magma émis est relativement faible. Par contre, sa contribution à la production de matériaux continentaux est essentielle. Les subductions produisent un volume annuel de granitoïdes compris entre 2,1 et 6,8 km3. La croûte continentale a un volume global de 7. 109 km3. Le temps nécessaire pour produire le volume actuel de croûte continentale à la vitesse actuelle de production des granitoïdes dans les zones de subduction est donc compris entre 1,1 et 3,3 Ga. Remarque: les volumes de roches produits au niveau de dorsales, en particulier les roches intrusives sont plus de deux fois supérieurs aux volumes produits dans les zones de subduction. Le volume de croûte océanique devrait être plus du double du volume de la croûte continentale. Ce qui n’est pas le cas. Et c’est bien sûr lié au recyclage de la croûte océanique dans les zones de subduction, l‘âge de la croûte océanique n’excédant pas 200 mA.
DOC. 3 À 5 La Terre primitive n’était recouverte que de croûte océanique. La production et la croissance de la croûte continentale débute sans doute vers 4 Ga, âge des roches continentales les plus anciennes (doc. 4). On constate en Amérique du Sud et Amérique du Nord que l’âge des roches continentales diminue globalement du centre vers la périphérie (doc. 5). Ce qui suggère que les continents croissent par leur périphérie. Ceci est cohérent avec la disposition actuelle des zones de subduction (doc. 3), majoritairement localisées sur le pourtour de l’océan Pacifique en bordure continentale et avec le fait que ces zones de subduction sont les contextes privilégiés de production de matériaux continentaux.
DOC. 4 ET 6 La formation des continents débute vers – 4 Ga. La croissance est modérée pendant tout l’Archéen. Puis la croissance accélère entre – 2,5 Ga et – 1,5 Ga. A partir de cette date, la croissance est à nouveau ralentie voire quasiment nulle. Le doc. 4 montre que la croissance de la croûte continentale résulte de la différence entre accrétion continentale (l’expression figure en tant que mots clés dans le programme officiel) et sa destruction. Pour expliquer les variations de la vitesse de croissance, on peut donc évoquer les variations au cours du temps de la production de magma dans les zones de subduction ainsi que les variations de l’intensité de l’érosion à la surface du globe. L’information que la source de magma a pu varier au cours des temps géologiques (doc. 6) n’est pas exigible. Elle est cependant à relier aux hypothèses formulées dans l’unité 2 et concernant les roches susceptibles de fondre dans une zone de subduction. Elle fait aussi l’objet d’un exercice (page 196).